Notre association a pour but de défendre la Forêt de Trappes / Port-Royal, son environnement et les intérêts de ses usagers.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à découvrir nos statuts , notre bureau , et aussi à adhérer à l'association.

Histoire de la Forêt de Trappes Port-Royal

Cette forêt possède une histoire riche et prestigieuse.
L’ensemble du territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines constituait autrefois une zone marécageuse et un domaine forestier. Les noms des communes de Voisins_le-Bretonneux et de Montigny-le-Bretonneux en témoignent, puisque "Bretonneux" vient du francique "marécage".

Création de l’Abbaye de Port-Royal

En 1003, Robert-le-Pieux confirme la donation faite à l’Abbaye de Saint-Denis par la reine Adélaïde, sa mère, de la ville et de l’église de Trappes avec tout ce qu’il possédait sur le territoire. Cela inclue une partie de la vallée d’Elancourt et les bois de Trappes, jusque là royaux.
En 1204, l’Abbaye de Port-Royal est fondée dans la vallée de Rhodon. Ses possessions vont s’enrichir grâce à des dons et à des acquisitions de terres et de bois au cours des siècles.
En 1692, le roi Louis XIV dote la Maison Royale de Saint-Louis à Saint-Cyr (Dames de Saint-Cyr) des revenus de la manse abbatiale de Saint-Denis, dont Trappes.

1684 - Dans le Grand Parc de Versailles

C’est aussi Louis XIV qui a effectué la première transformation de ce territoire lors de la construction du Chateau de Versailles.

A la construction du Château de Versailles, le Roi Soleil décide de mettre en oeuvre un gigantesque projet pour alimenter l’ensemble des fontaines du parc du Château (cela représentait 1400 jets d’eau). Un réseau de rigoles et d’étangs va ainsi être créé, afin de récolter les eaux de ce territoire marécageux pour les acheminer à Versailles.
Ce réseau, appelé "la rivière du Roi Soleil" est encore visible aujourd’hui et est préservé.

La révolution confisque les biens abbatiaux

En 1789, l’Etat Révolutionnaire confisque les biens abatiaux. En 1831, sous Louis-Philippe, une grande partie des bois est vendue à des propriétaires privés.
Le bois perd ainsi 75 hectares défrichés en terres agricoles (devenus aujourd’hui une partie de la zone d’activités de Trappes-Elancourt).
Les partages successoraux et les ventes diverses vont entraîner un morcellement des propriétés.

1900 - Arrivée du train

A la fin du XIXe siècle, on assiste à un développement des transports routiers et ferroviaires qui donne un second souffle aux activités économiques : Trappes voit venir un axe ferroviaire (ligne Paris Montparnasse vers la Bretagne) et un axe routier (RN 10) qui participent durant l’entre-deux guerre, au développement économique du territoire.

À partir de 1911, la gare de triage de Versailles-Matelots est saturée. Pour répondre aux besoins croissants, on commence à mettre en place une gare de triage à Trappes.
Sa modernisation qui interviendra en 1931 fera de Trappes l'une des gares de triage les plus modernes de France.

1944 - Sous les bombardements des alliés

La partie de la forêt au sud de la gare de triage, très touchée par les bombardements, sera aménagée en une zone industrielle: La Z.I. de Trappes-Elancourt.
La partie de la forêt au sud de la gare de triage, très touchée par les bombardements, sera aménagée en une zone industrielle: La Z.I. de Trappes-Elancourt.
Trappes et ses environs sont durement éprouvée lors du bombardement du 6 mars 1944.

La base aérienne et l’école militaire de Saint-Cyr, les gares de triage des matelots et de Trappes sont des cibles privilégiées. Fin mai début juin c’est régulièrement toutes les nuits que la gare de triage de Trappes est bombardée, et de nombreux obus tombent dans le bois de Trappes qui en porte encore les cicatrices par de nombreux trous dans lesquels la nature a repris le dessus.

Après la guerre, Trappes va faire l’objet d’une politique de re-urbanisation. On y voit apparaître les premières maisons de cheminots équipées de sanitaires.

Enfin, la partie de la forêt au sud de la gare de triage, très touchée par les bombardements (voir la photo), sera aménagée en une zone industrielle: La Z.I. de Trappes-Elancourt.

1972 - Création de la Ville Nouvelle

Logo SAN Saint-Quentin-en-Yvelines
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Saint-Quentin-en-Yvelines est une des cinq villes nouvelles de la région parisienne. Elle regroupe aujourd'hui, sous la forme d'une communauté d'agglomération, 7 communes sur une surface égale à celle de la vile de Paris. Elle compte environ 150.000 habitants.

A partir de 1977, la Ville Nouvelle et l’Etat commencent l’acquisition de la forêt.

La majeure partie de cette forêt est maintenant sous la responsabilité de l'ONF (Office National des Forêts) et porte le nom de Forêt Domaniale de Port-Royal.

Le Bois de Trappes aujourd’hui

D’une surface de 680 hectares, il abrite une faune et une flore très diversifiée.
Il a fait l’objet de nombreux aménagements par le SAN de la Ville Nouvelle (maintenant devenu Communauté d’Agglomération) :
  • des voies forestières de promenades à pied, à vélo, à cheval et à poney
  • des sentiers balisés
  • des lieux de restauration (pique-nique)
  • des aires de jeux pour enfants
  • un refuge local pédagogique.


C’est cet environnement de qualité que nous voulons préserver aujourd’hui.


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